Le gouvernement réfléchit, pour la rentrée 2018, à la mise en place d’un service sanitaire de 3 mois pour les étudiants de Santé et à inclure les études paramédicales à l’université.

L’universitarisation

La Première Année Commune aux Études de Santé (PACES) permet d’accéder, après concours, à 4 professions médicales (médecin, pharmacien, dentiste et sage-femme). Ces formations se déroulent en université qui prépare aussi à d’autres métiers de la santé (orthoptiste, audioprothésiste, orthophoniste).

Quant aux formations aux métiers du paramédical (technicien d’imagerie médicale, infirmier, ergothérapeute, psychomotricien…), elles se font généralement dans des instituts publics ou privés.
Toutes ces formations étant actuellement très éparpillées, l’État réfléchit à l’intégration de celles-ci au sein des universités.
Il s’agit d’un processus d’universitarisation de ces formations pour lequel un comité de suivi a été mis en place en mars 2018.

L’universitarisation devrait devenir opérationnelle pour toutes ces formations dès les rentrées 2018 et 2019.
Cette intégration des filières paramédicales au sein des universités devraient faciliter la mise en place de passerelles entre parcours, le développement de la recherche, la simplification des modalités d’admission et la réduction des coûts pour les étudiants.

Rappel : les professionnels de santé représentent 1,9 million de personnes, soit 7 % des actifs.

Le service sanitaire

Le « Service sanitaire » a pour objectif d’encourager, selon le ministère de la Santé, « les étudiants à promouvoir les comportements favorables à la santé » afin qu’ils agissent « non seulement pour réduire les facteurs de risque, mais aussi pour réduire des coûts considérables, tant sociaux qu’économiques ».

Il devrait être obligatoire dès la rentrée 2018 pour l’ensemble des étudiants en santé, ainsi qu’aux élèves infirmiers et kinés, et devrait concerner, à terme, plus de 40 000 étudiants chaque année.

D’une durée de 3 mois, ce stage pourra se faire de manière continue ou non, en 2ème, 3ème, 4ème, voire 5ème année selon les études suivies et ne devrait rien ajouter comme charge de travail.

C’est l’institut de formation ou l’université qui devra proposer à l’étudiant différentes thématiques et lieux d’intervention.