La formation d’infirmier militaire rejoint l’ESA (Ecole de Santé des Armées) de Lyon Bron

Pour des raisons de restriction budgétaires, l’école d’infirmiers militaire quitte Toulon, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, l’a annoncé. Il explique également que ce transfert est motivé par une volonté plus générale de l’Etat d’équilibrer l’offre de soin en rapprochant les services hospitaliers publics et militaires.

Le projet prévoit qu’à l’horizon 2020, et afin de réduire les coûts de fonctionnement et un déficit estimé à 300 millions d’euros par an, le Service de santé des armées (SSA) et le service public de santé devront travailler ensemble. Les hôpitaux militaires pourront accueillir des civils pour consolider l’offre de soin et, réciproquement, les hôpitaux publics pourront prendre en charges des militaires blessés pour y être soignés.

Si les hôpitaux du SSA se donnent pour objectif de réaliser des économies, le ministre de la défense a réaffirmé le rôle majeur que doivent continuer de jouer les 9 hôpitaux d’instruction des armées (le Val-de-Grâce à Paris, Percy à Clamart, Begin à Saint-Mandé, Legouest à Metz, Desgenettes à Lyon, Clermont-Tonnerre à Brest, Robert-Picqué à Bordeaux, Sainte-Anne à Toulon et Laveran à Marseille).

Dans ce remaniement, la ville de Bron en banlieue lyonnaise accueillerait les écoles de praticiens et paramédicaux des armées (PPA). En particulier, Toulon se sépare de l’école d’infirmiers militaires qui compte près de 350 élèves, pour intégrer l’Ecole de Santé des Armées de Bron.