Réforme de la PACES : les alternatives

Depuis septembre 2015, une procédure expérimentale d’admission en 2e année d’études de santé (médecine, pharmacie, dentaire, ou sage-femme), autre qu’en passant par une PACES (première année commune des études de santé) a vu le jour dans les 3 facultés de médecine de Paris Diderot, Paris Descartes et Paris 13. Cette formule est également expérimentée à la faculté de médecine de Saint-Etienne. Ce mode de sélection est ouvert aux étudiants ne s’étant jamais présentés au concours de la PACES ou à ceux qui l’ont tenté une seule fois sans réussir.

A l’université Paris 13, ce processus de recrutement s’adresse aux étudiants qui suivent une 2e année ou une 3e année de licence. Les licences de Sciences du vivant, Sciences Technologies Santé, STAPS, Droit, Sciences Po, Economie-Gestion, AES, Mathématiques-Informatique, Physique-Chimie sont en particulier concernées. La nouveauté, c’est que cette réforme s’applique également à des étudiants de L2 et L3 aux parcours totalement non scientifiques, exemples des licences en Psychologie, Lettres, Histoire ou Sciences de l’Education. Il va sans dire que ceux-là auront à valider de nombreux modules de remise à niveau scientifique. Pour être admis en 2e année d’études médicales, ils devront en outre valider en cours de L2 et L3 des enseignements spécifiques, exclusivement proposés sur plate-forme numérique.

Paris 13 ouvre aux candidats concernés par ce nouveau dispositif, dès la rentrée 2017 et à concurrence de 30% du numerus clausus, des places qui ne sont bien sur pas en surnombre, mais comprises dans ce numerus clausus. Dans le cas où les places proposées au titre du dispositif ALTER PACES devaient rester finalement vacantes, elles seraient attribuées aux étudiants de PACES.